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Lundi 24 novembre 2008
Egypte: Zawahiri accusé par son ancien mentor d’avoir été un agent soudanais
AFP - 21.11.08
Le numéro deux d’Al-Qaïda, Aymane al-Zawahiri, a travaillé pour les services secrets soudanais avant que ses employeurs ne se lassent de ses blagues, affirme son ancien mentor dans un essai publié cette semaine dans la presse.
Cette attaque n’est que la dernière d’un long échange d’insultes entre M. Zawahiri et Sayed Imam, l’ancien guide spirituel du Jihad islamique égyptien, auquel a appartenu l’actuel bras droit d’Oussama ben Laden.
M. Imam accuse notamment M. Zawahiri d’avoir collaboré avec les services secrets soudanais pour des opérations en Egypte.
M. Zawahiri lui aurait affirmé que Khartoum lui versait 100.000 dollars, affirme M. Imam dans un essai, intitulé “La honte de l’exonération”, et publié cette semaine par le quotidien indépendant égyptien Al-Masry al-Yom
Une de ces opérations fut la tentative d’assassinat de l’ancien Premier ministre égyptien Atif Sidqi en 1993, qui avait entraîné l’arrestation de membres du Jihad islamique en Egypte et l’exécution de six d’entre eux.
“Au moment où les six allaient être exécutés, Zawahiri était en train de raconter des histoires drôles à ses amis des services secrets soudanais, qui espéraient une discussion sur des sujets importants”, écrit M. Imam.
“Zawahiri n’avait rien à leur dire, alors il a continué à leur raconter des histoires jusqu’à ce qu’ils en aient assez et demandent à ses amis de lui trouver un remplaçant, en affirmant qu’il ne connaissait que des blagues d’Abou Lama.”
Abou Lama était un personnage de fiction de la radio égyptienne qui n’était qu’un menteur.
Les attaques entre les deux hommes avaient débuté en 2007, quand Imam avait écrit dans sa prison égyptienne un livre accusant Al-Qaïda du meurtre d’innocents, et lui attribuant la responsabilité des invasions américaines de l’Afghanistan et de l’Irak.
M. Zawahiri avait répliqué par un livre, “L’Exonération”, dans lequel il accusait Imam d’avoir écrit son ouvrage avec l’aide “des croisés et des juifs”.
Arrêté au Yémen après les attentats du 11 septembre 2001, M. Imam a été extradé en 2004 en Egypte, où il est toujours incarcéré. Dans son essai, il réaffirme que les attentats du 11 septembre étaient contraires à l’islam.