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Que Dalanda Sahbi aille vivre au pays des Saouds et qu’elle nous foute la paix

Mardi 18 août 2009

Eh voilà, comme on pouvait très bien s’y attendre, une Tunisienne ( sûrement une voilée ) a lancé un appel pour rétablir la prostitution déguisée polygamie.
Vous savez, ce truc qu’ils ont dans le golfe et chez les Arabes et qui consiste à prendre une nouvelle épouse vierge et jeunes chaque fois que leur précédente femme prend un coup de vieux ( d’ailleurs là-bas ils peuvent violer se marier avec des fillettes à partir de 6 ans ).

Donc cette dame propose, maintenant que le voile islamiste a envahi nos rues et nos écoles ( au mépris de la loi Tunisienne ), qu’on passe au plan 2 du projet de talibanisation de la Tunisie et qu’on revienne donc à l’âge de pierre où vivent les femmes au pays des Saouds, et qu’on rétablisse la polygamie en Tunisie, un des rares pays qui a aboli cette ignominie !!!

Malheureusement elle a retrouvé dans son appel, outre les pervers sexuels de barbus frustrés, de jeunes Tunisiens qui n’arrivent plus à dompter les femelles Tunisiennes et qui veulent avoir les mêmes “privilèges” que leurs modèles du golfe Arabique.

Parmi les arguments fallacieux pro-polygamie, on trouve bien sûr la panoplie du parfait petit barbu frsutré :
- il faut imiter les pays du golfe, tout va bien chez eux à l’inverse de chez nous => ah bon ? et toute la pédophilie, les viols des servantes… ?
- se marier avec une autre femme, si la première femme est stérile => d’une, l’adoption existe, de deux que faire si l’homme est stérile ? on autorise aussi la femme à se marier avec un deuxième homme ?
- la polygamie réduit le célibat => déjà qu’un mariage coûte super cher, alors deux, trois ou quatre mariages, bonjour les dégâts.
- la polygamie réduit le libertinage => de quoi parle-t-elle ? de la prostitution ? ou bien pour elle une femme qui ne porte pas la cagoule islamiste est libertine ?

Source de l’article

Par Jamel Arfaoui pour Magharebia à Tunis — 14/08/09

Le débat s’est ouvert en Tunisie après un appel visant à légaliser à nouveau la polygamie comme une solution aux problèmes sociaux tels que les liaisons extra-conjugales et les célibats malheureux.

Dalanda Sahbi, qui a lancé son appel mardi 11 août lors d’un séminaire consacré aux acquis obtenus par les femmes de Tunisie, s’est dite favorable à la polygamie par suite de ce qu’elle décrit comme “l’augmentation du nombre de femmes non mariées et en état de dégénérescence morale et de libertinage excessif qui favorisent les affaires extra-conjugales”.

“Nous devons autoriser la polygamie parce que nous ne nous en sortons pas mieux que les autres pays arabes”, a ajouté Sahbi, qui est mariée. “Plus important encore, l’Islam le permet et le Prophète Mahomet nous en fournit un bon exemple.”

La Tunisie avait interdit la polygamie il y a plusieurs dizaines d’années aux termes de son Code sur le statut des personnes. Depuis 1957, cette pratique est punissable de peines de prison pouvant aller jusqu’à six mois.

L’idée de Sahbi lui a valu un accueil très froid de nombreux autres participants à ce colloque, organisé par le Parti Socio-Libéral à l’occasion de la Journée nationale de la Femme, le 13 août, et pour parler des progrès des femmes en Tunisie depuis l’adoption du Code sur le statut des personnes.

“Cet appel isolé n’a reçu aucun soutien des participants à ce colloque”, a déclaré Roda Al Saibi, membre du bureau politique du parti. “Au contraire, il s’est heurté à une forte opposition de nombreuses femmes, qui ont insisté sur le respect du Code sur le statut des personnes, dont les femmes tunisiennes sont fières.”

L’idée de la polygamie a rencontré les sarcasmes de Nissrine, une participante à ce séminaire, qui a demandé si les Tunisiens étaient tellement capables de satisfaire une femme qu’ils étaient désormais prêts à en épouser une deuxième, puis une troisième.

En fait, le célibat semble préférable pour Khadija, une femme non mariée dans la cinquantaine, qui a déclaré : “Je préfèrerais rester célibataire toute ma vie que d’être une seconde épouse.”

Le journaliste Mokhtar Tlili, qui était présent à ce séminaire, a expliqué que la polygamie avait été définitivement rejetée avant même l’adoption du Code sur le statut des personnes. Toutefois, dans le contexte de la résurgence de la religion en Tunisie, la question est revenue à l’ordre du jour.

“Les femmes, comme à l’accoutumée, sont transformées en un outil d’un conflit qui, s’il apparaît en surface religieux, est est réalité politique”, a affirmé Tlili, ajoutant que de nombreux Tunisiens “sont désormais obsédés par [la polygamie] pour des raisons bestiales et instinctives. Mais ils n’oseront jamais l’avouer en public.”

Hors des murs de ce colloque, les opinions sur la polygamie varient, allant d’une attitude favorable à un rejet immédiat.

“En dernier ressort, la polygamie est une chose permissible et autorisable, à condition que les hommes soient capables et justes”, explique Ramzi Al Badaoui.

“Mais parce que la polygamie est condamnable, la situation est devenue plus complexe”, poursuit-il. “Il y a certaines situations humaines qui obligent les hommes à épouser une seconde femme — par exemple, pour avoir des enfants parce que leur première femme est stérile.”

Mais Al Badaoui ajoute qu’il serait injuste “de divorcer et d’abandonner sa première femme après avoir vécu avec elle pendant longtemps, pour la seule raison d’en épouser une autre”.

Samira Laouati, une femme mariée dans la trentaine, critique le Code sur le statut des personnes, y voyant une manifestation de la volonté de l’ancien Président Habib Bourguiba, opposée à celle des femmes tunisiennes.

Elle estime que cette loi a aidé à répandre la décrépitude morale et à encourager au divorce. Selon les chiffres récents officiels, la Tunisie a enregistré un chiffre record de 9 127 divorces en 2008, contre 16 000 mariages. Parmi les principales causes de ces divorces se trouvent la violence domestique et les différences de niveaux culturels et sociaux ; les causes moins fréquemment citées sont la stérilité, le handicap, la perte de la virginité avant le mariage, la tromperie, le manque de confiance et la jalousie.

“J’espère que les lois interdisant la polygamie en Tunisie seront abolies, afin que nous puissions lutter contre la tendance des femmes au libertinage arrogant qui ne respecte ni le mari ni aucune règle”, a affirmé Laouati. “J’espère que la polygamie les remettra sur le bon chemin.”

“Je n’affirme rien de nouveau”, a ajouté Laouati. “Notre religion le permet, et il n’y a aucun doute possible à ce sujet.”

Toutefois, Ahlam Bouchaouel, célibataire, s’interroge sur la pertinence de la polygamie dans la résolution des problèmes sociaux dans le monde arabe. “La polygamie dans les pays du Golfe a-t-elle mis un terme à la corruption morale et au célibat ?”


Manchou