Demandeurs d’asile d’origine tunisienne: «La pire population à laquelle nous avons été confrontés»
Samedi 31 décembre 2011Zimigri mta3 jebb jebbi !!!
Plusieurs médias ont récemment dépeint les demandeurs d’asile d’origine tunisienne comme des criminels. Il s’agirait, aux dires de certains responsables de l’asile, «de la pire population à laquelle nous avons été confrontés». Cette réputation de fauteur de troubles est-elle méritée, et si oui, pour quelles raisons?
«Le nombre de délinquants d’origine nord-africaine devrait doubler d’ici la fin de l’année», titrait récemment le quotidien alémanique Tages Anzeiger, se référant à des statistiques policières zurichoises non officielles. La ministre de la Justice Simonetta Sommaruga a souligné que ses services prenaient le problème de la sécurité très au sérieux et que le traitement des demandes d’asile tunisiennes était prioritaires. Elle s’est également entretenue avec l’ambassadeur de Tunisie du problème d’image de son pays.
La majorité des quelque 2000 Tunisiens ayant déposé une demande d’asile cette année sont arrivés en Suisse en transitant par l’Italie. Ils font partie des 24’500 Tunisiens à avoir débarqué sur l’île de Lampedusa au cours de la première moitié de l’année. La moitié de ces exilés ont obtenu un permis de séjour provisoire en Italie pour des raisons humanitaires, selon un rapport de l’Office fédéral des migrations.
Un comportement inapproprié?
On reproche aux Tunisiens, en plus des délits évoqués, leur non-respect des règles dans leurs lieux de résidence.
Roman Della Rossa, collaborateur d’ORS Service – entreprise spécialisée dans l’encadrement et l’hébergement des requérants d’asile et des refugiés – a indiqué à swissinfo.ch que les Nord-Africains en général, les Tunisiens en particulier, posaient des problèmes au personnel. Dans les sept centres d’ORS, on manque de place et les conditions d’accueil sont particulièrement difficiles.
«Les demandeurs d’asile originaires du Maghreb se révèlent souvent extrêmement exigeants. Ils arrivent avec une idée bien précise de la vie en Suisse, qui ne s’avère pas conforme à la réalité.
C’est très frustrant pour eux et cela a des effets sur la vie quotidienne dans les centres d’accueil», indique Roman Della Rossa.




