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Iman al-Obeidi a été arrêtée et expulsée du Qatar

Mercredi 8 juin 2011

Elle a sans doute déplu à la Cheikha Moza ou pas passé assez de temps sur al Jazeera qui a sans doute parlé de cette expulsion…

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Violée par des miliciens de Kadhafi, la jeune Libyenne a été expulsée du Qatar.

La nouvelle est troublante. Après avoir trouvé refuge, le mois passé, au Qatar, Iman al-Obeidi vient d’en être expulsée sans raison apparente. Cette Libyenne, violée par des miliciens de Kadhafi, a été «renvoyée par un avion militaire qatarien» , selon Vincent Cochetel, du Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR). Elle se trouverait aujourd’hui dans un hôtel de Benghazi, dans l’Est libyen, contrôlé par les rebelles. «Renvoyer de force un réfugié qui a survécu à un viol constitue non seulement une violation des lois internationales mais c’est aussi un acte cruel qui pourrait mener à d’autres traumatismes» , s’insurge Bill Frelick, de Human Rights Watch. D’après l’ONG, les officiers qatariens ont arrêté al-Obeidi dans la nuit du 1 er juin, puis l’ont fait monter de force à bord d’un vol pour Benghazi, dont elle est originaire, avec ses parents.

L’affaire Iman al-Obeidi remonte au 26 mars. Ce jour-là, la jeune Libyenne fait irruption dans un hôtel de Tripoli où se trouvent de nombreux médias étrangers dont Le Figaro. Son visage est griffé jusqu’au sang, ses jambes sont parcourues de cicatrices. La voix grelottante, elle raconte avoir été victime d’abus sexuels. Mais les hommes du régime, présents dans l’hôtel, l’empêchent de poursuivre son récit. Ils l’accusent d’être «ivre», s’attaquent aux reporters et l’embarquent. La presse monte au créneau. L’histoire d’al-Obeidi se propage, au point d’embarrasser le régime libyen. Assignée à résidence, la jeune femme finira par obtenir l’autorisation de raconter son histoire à CNN. Mais à Tripoli, sa vie reste un cauchemar. Surveillée de près, elle n’est pas libre de ses mouvements.

Début mai, elle finit par s’évader du pays via la frontière tunisienne. Après un bref séjour à l’ambassade de France, la jeune femme est exfiltrée au Qatar, où elle retrouve ses parents. Que s’est-il passé pour que Doha la déporte ? Le mystère est entier. Les États-Unis se disent «très inquiets pour sa sécurité». Washington entend l’aider à «trouver un asile lui convenant» .

Le Maroc expulse 5 évangélistes mais s’insurge contre l’interdiction des minarets

Samedi 12 décembre 2009

Le Maroc avait vivement critiqué le référendum suisse sur les minarets mais voilà que le pouvoir Marocain expulse 5 personnes ( dont 2 suisses ) en prétextant des activités évangélistes, et ce sans procès ni décision de justice. C’est là qu’on comprend le gouffre qu’il y a des pays démocratiques comme la suisse où les décisions se prennent par référendum populaire et les pays arabes tiers-mondiste où les décisions se prennent sans aucun respect.

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08/12/2009 16:17
OUJDA (Maroc), 8 déc 2009 (AFP) - Maroc: cinq évangélistes étrangers expulsés (préfecture)

Cinq ressortissants étrangers ont été expulsés du Maroc samedi pour “réunion non déclarée et prosélytisme évangéliste”, selon la préfecture de police d’Oujda (nord-est du Maroc), jointe mardi par l’AFP.

Les cinq personnes concernées par cette mesure d’expulsion sont deux Sud-africains, deux Suisses et un Guatémaltèque. Elles font partie d’un groupe composé également de 12 ressortissants marocains, remis en liberté le même jour.

L’interpellation de toutes ces personnes a eu lieu vendredi, suite à une perquisition dans une maison de Saïdia, une station balnéaire à 70 km au nord d’Oujda, a-t-on appris de même source.

L’intervention des services de police a eu lieu “suite à des informations faisant état d’agissements douteux en relation avec le prosélytisme évangéliste, de nature à porter atteinte aux valeurs religieuses du royaume”, a précisé un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Les perquisitions effectuées sur place “ont permis la saisie de plusieurs supports de prosélytisme, dont des ouvrages et des CD en arabe et en langues étrangères”, ajoute le communiqué.

Trois des cinq ressortissants étrangers interpellés (les deux Suisses et le Guatémaltèque) ont été “refoulés via le poste frontalier de Melilla (ndlr: enclave espagnole au nord du Maroc). Les deux Sud-africains, qui avaient déjà leurs billets d’avion, l’ont été par l’aéroport Mohammed V de Casablanca”, a-t-on ajouté de même source.

En mars dernier, cinq missionnaires étrangers (quatre Espagnols et une Allemande) avaient été également expulsés alors qu’ils tenaient une “réunion de prosélytisme avec des ressortissants marocains”, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.


Manchou