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Canada : on autorise les écouteurs anti-bruit pendant les cours de musique, puisque c’est haram

Vendredi 23 décembre 2011

Canada : on autorise les écouteurs anti-bruit pendant les cours de musique, puisque c’est haram.

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Il n’y a pas d’âge pour les accommodements raisonnables. La direction d’une école du quartier Saint- Michel accorde un passe-droit particulier à une jeune musulmane de maternelle: on lui permet de placer des écouteurs anti-bruit sur ses oreilles parce que sa religion lui interdit d’écouter de la musique.

Cette demande faite par les parents de la jeune élève, dès le début de l’année scolaire, ne manque pas de soulever des questionnements du côté du personnel de l’établissement multiethnique de la métropole.

Certains membres du personnel craignent qu’elle puisse devenir la risée de ses compagnons de classe, voire même une victime de la méchanceté des enfants.

Une employée, qui souhaite conserver l’anonymat, explique que ces «demandes particulières» sont de plus en plus fréquentes.

«Nous avons souvent des problèmes avec certaines communautés religieuses. Par les années passées, nous avions beaucoup de demandes similaires, particulièrement dans le temps de Noël ou de Pâques», affirme-t-elle.

Mesure temporaire

Appelée à commenter, la directrice de l’école, Catheline Bien-Aimé, soutient que cet accommodement est en vigueur seulement pour la maternelle.

«Nous avons informé les parents que nous pouvons accepter cet accommodement uniquement pour cette année. Dès l’an prochain, elle devra suivre tous les cours, comme les autres élèves», assure-t-elle.

Elle ajoute que cette situation ne nuit aucunement à ses relations avec les autres élèves.

«Au contraire. Elle a de bons résultats partout et cette mesure a été mise en place pour favoriser son intégration».

Elle doit porter son casque anti-bruit toutes les fois que de la musique joue dans la classe où que les élèves doivent chanter. La musique et le chant sont souvent utilisés en maternelle, dans un but pédagogique.

Pas un cas isolé

Du côté de l’Alliance des professeurs de Montréal (APM), on souligne que ce genre de demandes sont de plus en plus fréquentes et qu’elles ne viennent pas nécessairement des gens de confession musulmane.

C’est pourquoi l’APM souhaite que l’école devienne un lieu commun pour tous et où la pratique religieuse n’a pas sa place.

C’est notamment pour cette raison que la Fédération autonome de l’enseignement, de laquelle l’APM fait partie, a entrepris des consultations auprès de ses membres, partout en province, au sujet de la laïcité dans les écoles.

«Certains professeurs accordent beaucoup d’accommodements pour faciliter une entrée progressive», remarque Élaine Bertrand, vice-président de l’APM et responsable du secteur préscolaire.

Éternel débat

Même s’il faut «respecter l’autonomie des enseignants», il est certain que ce genre de situation «relance le débat sur la laïcité du milieu scolaire et sur les accommodements raisonnables», croit Mme Bertrand.

«C’est quelque chose qui préoccupe nos membres puisque ce n’est pas tous les enseignants qui sont au même niveau. Certains sont rendus plus loin que d’autres dans leurs réflexions sur la chose».

«Mais c’est sûr que certains accommodements sont moins raisonnables que d’autres», laisse-t-elle tomber, en refusant de s’avancer davantage.

* * *

LA RELIGION MUSULMANE ET LA MUSIQUE

Les musulmans ont-ils droit d’écouter de la musique? Selon l’auteure Djemila Benhabib, la réponse à cette question peut être bien différente, si on la pose à un musulman conservateur ou à un autre plus libéral.

Conservateur: «Chez les conservateurs, la musique est considérée comme une dépravation. Tout bon musulman doit être hermétique face à la culture occidentale. Et tout ce qui est relié au plaisir éloigne de Dieu (Allah).»

Libéral: «Pour ceux qui sont plus libéraux, il n’y a pas de problème. Une place considérable est accordée à la musique dans la culture de plusieurs pays majoritairement musulmans.»

Un imam pédophile a déjà fait 13 victimes au Canada

Samedi 27 août 2011

Ah le canada, ce pays de kouffar vient d’emprisonner un imam qui respectait parfaitement les fatwas de qardhaoui et se mariait qu’avec des fillettes de plus de 6 ans.

Rached ghannouchi a déjà envoyé une lettre de protestation et le Qatar de chia moza va retirer son ambassadeur au Canada.

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MONTREAL - La police de Toronto a lancé mercredi un appel à témoins à la suite de l’arrestation pour 13 agressions sexuelles de l’imam d’une mosquée de la grande ville canadienne, laissant entendre qu’il pouvait y avoir d’autres victimes, hommes et femmes.

Une porte-parole de la police de Toronto, Karen Armstrong, a souligné que Mohammad Masroor, imam de la mosquée Baitul Mukarram (qui porte le même nom que la grande mosquée nationale du Bangladesh à Dacca) occupait une position de confiance dans sa communauté et que d’éventuelles victimes, notamment parmi ses élèves, pouvaient avoir des réticences à se manifester.

Elle a assuré, lors d’une conférence de presse transmise par les télévisions, qu’elles pouvaient compter sur le soutien d’une unité spéciale qui prend en charge les victimes des crimes sexuels.

L’enquête s’étend bien au delà de Toronto et du Canada, car le suspect se déplaçait beaucoup, prêchant en Floride, dans le Michigan et au Bangladesh. Il a été arrêté la semaine dernière à Calgary, en Alberta, dans l’ouest.

Vidéo de Sakhr el Materi de retour en Tunisie : il confirme qu’il était au Canada… pour l’accouchement de sa femme

Jeudi 13 janvier 2011

Pour ceux qui s’inquiétaient pour Sakhr el Materi, notre prospère riche homme d’affaire Tunisien, qu’ils se rassurent, il est revenu en Tunisie où il a donné cette interview.
Il était au Canada pour l’accouchement de sa fille.
Ah si la jeunesse de Sidi Bouzid et Kasserine prenait exemple sur lui, faites comme si Sakhr, parti de rien et à 30 ans multi-millionaire, un argent halal en plus !
Que dieu protège Sakhr el Materi et Pacha, son tigre !!!



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Avant hier plusieurs messages sur twitter te Facebook ont annoncé la fuite de Sakher El Materi au Canada. Une vidéo à l’aéroport de Monréal a même montré une dizaines des tunisiens qui l’attendaient avec mécontentement.
A ce propos et selon ruefrontenac.com, qui se demande par la même occasion si Sakher El Materi s’est réfugié ou non au Canada, la maison du gendre du Président de la Tunisie à Westmount aurait été aspergée de ketchup.
Suite à ces données, on apprend que Sakher El Materi prépare une rencontre ce matin avec des internautes journalistes pour prouver qu’il est bel et bien en Tunisie et pour calmer les esprits de plusieurs tunisiens qui ont commencé à retirer leur argent de la Banque Zitouna; la banque de Sakher El Materi.
La rencontre pourrait être transmise en live sur le Web. Notre journaliste Emna Ben Jemaa sera parmi les présents lors de cette rencontre. À suivre…

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L’homme d’affaires tunisien et député Mohamed Sakher El Materi fait actuellement l’objet d’une campagne virulente sur internet prétendant qu’il a fui au Canada.
M. El Materi a été cependant aperçu à la Chambre des députés, jeudi 13 janvier 2011, où il a profité pour donner une déclaration à la célèbre blogueuse Emna Ben Jemâa, à Mohamed Ali Elloumi, d’Access to e-business en présence de quelques médias dont Business News, Tuniscope, Pros de la Com, Assabah, Réalités, Le Temps… M. El Materi en a profité pour donner une déclaration téléphonique à Karim Ben Amor sur Express FM, à la suite de cette rencontre avec les médias.
“J’étais au Canada, mais je n’ai nullement fui le pays et il n’y a aucune raison pour cela”, a déclaré M. El Materi qui précise qu’il n’a jamais douté un instant du pays, où il continuera d’investir et de créer de l’emploi. Preuve qu’il n’a rien à cacher et qu’il ne fuit rien, la conférence de presse qu’il a présidée la semaine dernière à l’occasion de l’acquisition des 25% de Tunisiana.
S’il était au Canada, dit-il, c’est pour accompagner son épouse, enceinte d’une fille, où elle doit accoucher et faire l’objet d’un suivi médical.
S’adressant à l’une des personnes qui l’ont violemment critiquée, M. El Materi a déclaré que le fait d’être propriétaire d’une maison au Canada est de notoriété publique depuis trois ans au moins et que cela a même été signalé sur Wikileaks.
Durant sa déclaration, M. El Materi a maintes fois récité des sourates coraniques qui rejettent la haine des individus et la violence, appelant ses opposants à craindre le Bon Dieu.
Son message, qu’il répètera à plusieurs reprises : « mettons la main dans la main et retirons cette haine qui remplit nos cœurs. Construisons ensemble la Tunisie, préservons nos acquis, au lieu de détruire. »

Un Tunisien de 34 ans galère pour rejoindre son épouse Canadienne…de 76 ans

Lundi 3 août 2009

Les autorités Canadiennes persistent à ne pas délivrer un visa pour un Tunisien de 34 ans qui souhaite s’installer au Canada avec sa femme de… 76 ans !
Ils se sont rencontrés sur un t’chat internet et se sont ensuite mariés en Tunisie avec l’accord du consulat Canadien.
Malheureusement, les autorités Canadiennes ont refusé de délivrer un visa pour que Hichem aille vivre avec sa mère femme au Canada et celle-ci ne peut pas venir s’installer en Tunisie, d’où une certaine tristesse et amertume pour Hichem…



كندية تناضل بآستبــسال للظفـــر بزوجها التونسي
العروس تتـساءل هل يمكن النظر في ملـف الهجرة بناء على صور أو اختيار نزل؟

الدار البيضاء - تونس- الأسبوعي:
كانت الرحلة المتجهة من تونس إلى الدار البيضاء (المغرب) الأسبوع الفارط عى متن الخطوط الملكية كافية على مستوى الوقت لتطلعنا سيدة كندية عمرها ستة وسبعون عاما عن حكاية ارتباطها بشاب تونسي (34 سنة) وزواجها منه لكن فرحة العمر أو فرحة خريف العمر لم تكن تامة لان عقبات كثيرة حالت دون جمع هذين الزوجين بصفة تامة تحت سقف واحد..
ورغم تقدم سن هذه السيدة فإنها لم ترم المنديل وظلت تتكبد مشاق السفر خاصة مع عدم وجود خط مباشر رابط بين تونس وكندا وظلت تقطع المسافات لتقريب المسافات وإقناع السفارة الكندية لمنح التأشيرة لزوجها الشاب التونسي هشام والسماح له بمغادرة التراب التونسي والتوجه إلى كندا للعيش معها…
وذكرت السيدة بيارات ترمبلاي في حديثها إلينا أنها تعرفت على زوجها الشاب التونسي هشام البجاوي من ضواحي العاصمة تونس عن طريق مواقع التعارف على الانترنات التي تعرف «بالتشات» ثم عن طريق اللقاء المباشر في تونس لتنتهي الحكاية في الأخير بالزواج… وأضافت هذه السيدة الكندية أن حالة الوحدة التي تعيشها في بيتها وهو فسيح الأرجاء وخال من كل ونيس وأنيس هو الذي دعاها في البداية إلى نوع من الملهاة عن طريق هذه المواقع الالكترونية المذكورة لكنها وجدت في هشام الشخص المختلف وهو ما دعاها إلى هذه المغامرة التي هي من وجهة نظر بعضنا مغامرة مجهولة ومجنونة لكنها أخذت حيز الواقع واليقين بعد الزواج وعقد القران الذي تم بموافقة السفارة الكندية نفسها وحسب الوثائق التي سلمتها للزوجة لعقد القران في تونس…
الأسباب غير المنتظرة
ولم يكن في حسبان هذا الزوج انه ينتظره امتحانا صعبا وهو امتحان الفيزا التي رفضت إلى حد الآن السفارة الكندية منحها للشاب التونسي بالرغم من توفر كل المستندات القانونية وأهمها عقد القران …وفي الرسالة- الرد التي وصلتها من لجنة الهجرة وطلب اللجوء بتاريخ 3 ماي 2009 والتي سلمتنا السيدة بيارات ترامبلاي نسخة منها كانت أسباب الرفض متنوعة ومختلفة سنأتي على ذكرها فيما يلي بالتوازي مع رأي بيارات فيها ومنها نذكر الفارق الكبير جدا في السن والثقافة والديانة وهنا تساءلت المعنية لماذا وافقت السفارة الكندية بتونس بمنحها الوثائق اللازمة لعقد القران والموافقة على هذا الزواج. أما بالنسبة لاختلاف الديانة والثقافة فهي من وجهة نظر بيارات غير مطروحة طالما أن الزوجين يتبادلان الاحترام ويؤمنان بالاختلاف دون أن يضغط الواحد منهما على الآخر بتبني ديانته واعتناقها…
وبخصوص فارق السن تساءلت بيارات إن كان بالفعل حاجزا وقالت: هل كان هذا السؤال سيطرح لو كنت أنا في سن الـ 34 وهشام في سن76 ؟ خاصة وان هذه الحالات المعكوسة موجودة بالفعل… أي انه يسمح للمسن الغربي بالتزوج من الشابة العربية التي لا تتجاوز العشرين أحيانا ثم أضافت «هل يحق لأحد أن يحدد لي من أحب ومع من سأرتبط؟ أعتقد أن كندا بلد رمز للحرية العامة والشخصية»..
لكن المضحك فعلا والذي لا يعد منطقيا هي الأسباب الأخرى والمتمثلة في الاعتماد على صور الزفاف للوصول إلى نتيجة مفادها أن هذا الزواج غير سعيد والصور التي تجمعهما لا تبرز أية علاقة حب وود وهو ما يعني انه زواج غير حقيقي بالفعل… وقد حاولت بيارات تفسير هذا السبب للجنة الهجرة ذاكرة أن من طبع زوجها هشام انه خجول ومن طبع التونسيين عموما أنهم يخفون أحاسيسهم ومشاعر الحب… وقد تساءلت كيف يمكن الحكم على سعادتهما من خلال صورة…
وبخصوص السبب الآخر الغريب الذي انتقدته بيارات وارتكزت عليه السفارة الكندية للرفض يتمثل في اختيار بيارات لنزل بمدينة سوسة عوض عن نزل في العاصمة بالقرب من بيت هشام زوجها… وقد شرحت للمسؤولين في السفارة أنها لا تعرف تونس جيدا وأنها اختارت هذا النزل بسوسة من كندا بناء على سعر تفاضلي زيادة على أنها لم تزر تونس سابقا وكانت رغبتها وهي تختار هذا النزل أن تكون اقرب ما يكون من زوجها هشام لكن جهلها بالجغرافبا التونسية هو الذي أوقعها في سوء الاختيار.. كما ذكرت بيارات أن تعرّفها على هشام تمّ عن طريق موقع سكايب وعن طريق الهاتف لهذا ارتأت من الصالح ومن المفيد على كل المستويات بما في ذلك سلامتها ألا تنزل مباشرة ضيفة على أهل هشام قبل التعرف إليه عن قرب وفضلت أن يكون ذلك في الأول بعيدا عن الناس.. وفي الأول كان هشام زوجها يعودها كل يوم عن طريق القطار وسيارات الأجرة الرابطة بين تونس وسوسة.. وبعد زواجهما أقاما معا شهر العسل في عدة مناطق سياحية وفي ضيافة أهل هشام…
وفي اتصال هاتفي بالزوج هشام أكد لنا ما سبق ذكره مشيرا إلى أن هذا الزواج لم يكن مصلحيا بدليل انه تمّ على الطريقة التونسية أي تحمل الزوج كل المصاريف والمستلزمات.
النتيجة الصدمة
وبعد هذه الأسباب التي أتينا على ذكرها والتي تمّ شرحها وتفسيرها من المعنيين بالأمر للسفارة الكندية في إطار اختبار نفسي كانت النتيجة بالحكم على علاقة بيارات وهشام بأنها غير منطقية وهدفها غير شريف وهو تمكين الزوج هشام من الهجرة إلى كندا عن طريق زواج ابيض كما يقال.. وعن هذا الأمر ذكرت بيارات أن هشام ليس في حاجة لها للهجرة إذ له أخ في ايطاليا وأخت في الولايات المتحدة الأمريكية.. وعليه كان من السهل عليه الهجرة والخروج من تونس. وأضافت بيارات أن «هشاما» اقترح عليها الاستقرار في تونس لكنها رفضت ذلك.. علما وان «هشاما» هو الذي تكفل بكل شيء بما في ذلك تذكرة الطائرة على حد ما أعلمتنا به بيارات..
وبخصوص مسالة الأبناء ذكرت بيارات أنها بمثابة السؤال الفخ التي لم تكن تنتظره حيث طرح عليهما في الاختبار المذكور سلفا ما إذا كانا على رغبة في إنجاب الأبناء خاصة وأنها بلغت سن اليأس. ولم تقتنع السفارة في عدم تفكيرهما في إنجاب الأبناء وهو ما دعم رأيها في عدم منح التأشيرة لهشام.. بقي السؤال المطروح بعد معرفة وجهات نظر كل الاطراف هو هل حكم على هذه العلاقة بين هشام وبيارات بالنوايا ان انها تحمل اسباب فنائها في داخلها؟
وحيد عبد الله .


Le Canada expérimente les cures de dé-t5ounij ( désintoxication de l’islamisme )

Vendredi 13 février 2009

Très bonne nouvelle, à quand une cure de dé-t5ounij et de désintoxication du voile islamiste en Tunisie ?

Des islamistes en cure de «dé-radicalisation» au Canada

Le Figaro - 13/02/2009
Stéphane Kovacs, envoyée spéciale au Canada

Une mosquée de Toronto a développé un programme en douze points pour remettre dans le droit chemin des jeunes tentés par l’islam radical.

C’est une «cure de désintoxication» d’un nouveau genre. Un programme «en douze étapes», pour se débarrasser, progressivement, de son addiction… à l’islam radical. Pour la première fois au Canada, une mosquée de Toronto propose un programme de «dé-radicalisation», destiné à «traiter et conseiller» de jeunes musulmans attirés par l’idéologie d’al-Qaida.

«En tant que Canadiens de religion musulmane, notre ardent désir est de devenir les champions des valeurs antiterroristes», indiquent les responsables de la «cure». Selon eux, l’extrémisme peut être combattu théologiquement, en proposant au «patient» emmuré dans ses idées noires une autre interprétation de l’islam.

Les récentes affaires du «groupe des 18 de Toronto», qui aurait planifié des attentats en Ontario ainsi que la décapitation du premier ministre, Stephen Harper, et de Momin Khawaja, natif d’Ottawa, lié à une tentative d’attentat à la bombe en Grande-Bretagne, ont attiré l’attention des autorités sur le problème de la radicalisation des musulmans canadiens. Même si seule une petite minorité semble concernée, le gouvernement parle d’un «sérieux problème» qui représente «une menace directe et immédiate pour le Canada».

Réhabilitation après Guantanamo

Selon Mohammed Shaikh, directeur de la mosquée Masjid el-Noor de Toronto, les parents préfèrent voir leurs enfants discrètement pris en charge par les imams, plutôt que d’avoir, un jour, affaire à la police. D’où l’idée de cet ancien aumônier de la police, médiateur formé à la prévention de la délinquance juvénile, qui est aussi le père de Mubin Shaikh, qui assista les services secrets et la police canadienne durant l’enquête, en 2005-2006, sur le «groupe des 18 de Toronto».

Utiliser des «versets du Coran qui parlent de paix et de bonne conduite» ; apprendre «qui est Mahomet : sa miséricorde, sa sagesse, sa patience» ; insister sur les «liens entre l’islam, le christianisme et le judaïsme» (et non les conflits) ; mieux connaître la société canadienne, voilà quelques-uns des douze points de la cure de «dé-radicalisation» préconisée par la mosquée Masjid el-Noor.

«Nous sommes les seuls à travailler sur ce genre de programmes en tant que médiateurs professionnels, explique Mohammed Shaikh au quotidien National Post. Il semble que les jeunes nous comprennent». Un enfant de 12 ans, raconte-t-il, vient de lui être amené par ses parents, inquiets de l’entendre «parler très négativement» d’un «certain groupe de personnes».

Une partie importante du programme, poursuit Mohammed Shaikh, consiste à écouter les jeunes, et à leur parler des dommages causés par les attentats islamistes, tels que le récent massacre de Bombay. «Nous voulons juste les encourager à être fidèles, insiste-t-il. À construire plutôt qu’à détruire». Les organisateurs de la «cure» - imams, travailleurs sociaux et responsables d’associations musulmanes -, reconnaissent que l’influence de certains prédicateurs est également une donnée essentielle du problème : Mohammed Shaikh en a déjà rencontré quelques-uns, pour essayer de les amener à modérer leur discours.

Parmi ceux que la mosquée espère «désintoxiquer» figure Omar Khadr, natif de Toronto, arrêté à l’âge de 15 ans pour le meurtre présumé d’un soldat américain en 2002 en Afghanistan. Selon ses avocats, le jeune homme, actuellement emprisonné à Guantanamo, compte bien, s’il est rapatrié dans son pays, être «réhabilité et réintégré dans la vie canadienne».


Un Tunisien immigré au Canada et qui galère

Dimanche 12 octobre 2008

En lisant cet article ce soir, je me suis posé la question si immigrer au Canada était une “bonne” ou “mauvaise” décision.
Je pensais moi-même le faire un jour, mais j’ai découvert au fil du temps, que le Canada et surtout le Québec n’étaient pas la “Terre Promise” si vantée dans les médias et dans l’esprit de beaucoup de Tunisiens.
Je partage donc avec vous cet article, sur un Tunisien qui a décidé d’immigrer au Québec et qui s’est mis dans la galère :

On va l’appeler Mohamed. Il a 35 ans quand il a décidé de quitter sa Tunisie natale pour aller s’installer à Montréal. Il a préparé ses papiers et il est parti en règle voilà cinq ans.

En Tunisie, il a été professeur de français dans un lycée au sud du pays, avant de se reconvertir dans le journalisme. Sa carrière s’annonça alors brillante et il arrivait à contenter ses supérieurs. Ses ambitions se situaient pourtant bien au-delà de ce qu’il percevait dans son pays. Il décida un jour d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs. La France, avec le racisme ambiant qu’il soupçonnait, ne le tenta guère. Il choisit le Canada, un pays dont les échos ne sont que positifs de ce côté de l’Atlantique. Il mena l’enquête et prépara un énorme dossier d’émigration. Son profil de bac+4, son expérience professionnelle et son compte en banque, plutôt garni, jouaient en sa faveur. Il réussit à obtenir facilement le visa.



Une fois atterri dans le pays de ses rêves, il découvre cet Eldorado dont on lui avait tant parlé. Froid et glacial, doublé d’un tempérament à l’américaine : chacun pour soi ! Premier choc.
Avec son press-book, il frappa à la porte des journaux locaux. Son français, considéré comme parfait en Tunisie et même en France, déplait. Le style du français québécois est différent du nôtre. “Trop parisien”, lui répète-t-on souvent. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il “survit” comme il peut, entre des petits boulots et des piges dans des journaux communautaires, le temps de déposer un dossier pour redevenir enseignant. Après une multitude de tracasseries bureaucratiques, équivalences de diplômes notamment, on lui signifie que sa maîtrise tunisienne ne lui permet pas d’enseigner le français au Québec. Motif : vous n’avez pas étudié la matière pédagogie chez vous. Retour à la case départ, notre Mohamed doit se réinscrire pour réétudier le français et la pédagogie avec. Avec son job “étudiant” à 36 ans, il continue à “survivre” tant bien que mal. Il entame les démarches en parallèle pour la naturalisation, appelée citoyenneté en québécois.

Il finit par décrocher son fameux diplôme quatre ans plus tard. Il peut enfin rejoindre une petite école. Il a le statut de stagiaire. Il lui faut remonter tous les échelons et tous les grades à partir de quarante ans. Cela ne signifie aucunement la fin de la galère, car ses collègues le critiquent souvent pour son accent venu d’ailleurs. « Du racisme ? Oui, j’en connais et souvent, mais c’est toujours caché et non dit. Tu le sens dans le regard, dans le comportement… », dit-il avec beaucoup d’amertume.

Si Mohamed réussit, grâce à une volonté de fer, à s’établir et à trouver une place, nombreux sont ceux qui n’ont pas eu sa détermination. Entre ceux qui n’ont pas de papiers, ceux obligés de travailler dans un bistrot au deuxième sous-sol avec un diplôme d’ingénieur de bac +6 et les SDF, il y a l’embarras du choix. Certes, telle situation n’est pas exclusive aux Maghrébins, mais le pourcentage est élevé.

Source : businessnews.com.tn

Manchou