Le Canada expérimente les cures de dé-t5ounij ( désintoxication de l’islamisme )
Vendredi 13 février 2009Très bonne nouvelle, à quand une cure de dé-t5ounij et de désintoxication du voile islamiste en Tunisie ?
Des islamistes en cure de «dé-radicalisation» au Canada
Le Figaro - 13/02/2009
Stéphane Kovacs, envoyée spéciale au CanadaUne mosquée de Toronto a développé un programme en douze points pour remettre dans le droit chemin des jeunes tentés par l’islam radical.
C’est une «cure de désintoxication» d’un nouveau genre. Un programme «en douze étapes», pour se débarrasser, progressivement, de son addiction… à l’islam radical. Pour la première fois au Canada, une mosquée de Toronto propose un programme de «dé-radicalisation», destiné à «traiter et conseiller» de jeunes musulmans attirés par l’idéologie d’al-Qaida.
«En tant que Canadiens de religion musulmane, notre ardent désir est de devenir les champions des valeurs antiterroristes», indiquent les responsables de la «cure». Selon eux, l’extrémisme peut être combattu théologiquement, en proposant au «patient» emmuré dans ses idées noires une autre interprétation de l’islam.
Les récentes affaires du «groupe des 18 de Toronto», qui aurait planifié des attentats en Ontario ainsi que la décapitation du premier ministre, Stephen Harper, et de Momin Khawaja, natif d’Ottawa, lié à une tentative d’attentat à la bombe en Grande-Bretagne, ont attiré l’attention des autorités sur le problème de la radicalisation des musulmans canadiens. Même si seule une petite minorité semble concernée, le gouvernement parle d’un «sérieux problème» qui représente «une menace directe et immédiate pour le Canada».
Réhabilitation après Guantanamo
Selon Mohammed Shaikh, directeur de la mosquée Masjid el-Noor de Toronto, les parents préfèrent voir leurs enfants discrètement pris en charge par les imams, plutôt que d’avoir, un jour, affaire à la police. D’où l’idée de cet ancien aumônier de la police, médiateur formé à la prévention de la délinquance juvénile, qui est aussi le père de Mubin Shaikh, qui assista les services secrets et la police canadienne durant l’enquête, en 2005-2006, sur le «groupe des 18 de Toronto».
Utiliser des «versets du Coran qui parlent de paix et de bonne conduite» ; apprendre «qui est Mahomet : sa miséricorde, sa sagesse, sa patience» ; insister sur les «liens entre l’islam, le christianisme et le judaïsme» (et non les conflits) ; mieux connaître la société canadienne, voilà quelques-uns des douze points de la cure de «dé-radicalisation» préconisée par la mosquée Masjid el-Noor.
«Nous sommes les seuls à travailler sur ce genre de programmes en tant que médiateurs professionnels, explique Mohammed Shaikh au quotidien National Post. Il semble que les jeunes nous comprennent». Un enfant de 12 ans, raconte-t-il, vient de lui être amené par ses parents, inquiets de l’entendre «parler très négativement» d’un «certain groupe de personnes».
Une partie importante du programme, poursuit Mohammed Shaikh, consiste à écouter les jeunes, et à leur parler des dommages causés par les attentats islamistes, tels que le récent massacre de Bombay. «Nous voulons juste les encourager à être fidèles, insiste-t-il. À construire plutôt qu’à détruire». Les organisateurs de la «cure» - imams, travailleurs sociaux et responsables d’associations musulmanes -, reconnaissent que l’influence de certains prédicateurs est également une donnée essentielle du problème : Mohammed Shaikh en a déjà rencontré quelques-uns, pour essayer de les amener à modérer leur discours.
Parmi ceux que la mosquée espère «désintoxiquer» figure Omar Khadr, natif de Toronto, arrêté à l’âge de 15 ans pour le meurtre présumé d’un soldat américain en 2002 en Afghanistan. Selon ses avocats, le jeune homme, actuellement emprisonné à Guantanamo, compte bien, s’il est rapatrié dans son pays, être «réhabilité et réintégré dans la vie canadienne».
