Archive pour la catégorie ‘Asie’

Le Hamas interdit les salons de beauté aux hommes à Gaza

Samedi 6 mars 2010

Bravo pour nos frères du Hamas qui guident chaque jour le peuple gazaouï vers la lumière de la chari3a et l’éloignent du 2en7ilel et du 2e5tilat source de tous les péchés.
Désormais nos soeurs à Gaza seront protégées des hommes et préserveront ainsi leur 3effa !
Machallh ! Vive la palestine, vive le Hamas et vive la burqa !

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Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé jeudi 4 mars que les hommes n’auraient désormais plus le droit de travailler dans les instituts de beauté pour femmes de la bande de Gaza, sous son contrôle. “Toute personne qui viole cette décision s’expose à être interrogée et à des poursuites judiciaires”, a prévenu la police contrôlée par le Hamas sur son site Internet.

“La prochaine fois, ils interdiront aux médecins de soigner les femmes, et ne laisseront que les femmes s’occuper des femmes”, a vivement déploré Barakat Al-Ghoul, l’un des huit coiffeurs pour femmes de l’enclave palestinienne. Au cours des derniers mois, plusieurs salons de coiffure féminins de la bande de Gaza ont été la cible d’attentats, visiblement l’œuvre d’islamistes extrémistes opposés à la mixité entre hommes et femmes non voilées. Ces explosions n’ont pas fait de victime.

Depuis le retrait israélien de la bande Gaza en 2005, plusieurs groupes salafistes disputent au Hamas sa légitimité. Ils lui reprochent notamment de ne pas avoir instauré la loi islamique et de s’en tenir largement à une trêve tactique avec Israël depuis l’offensive “Plomb durci” contre l’enclave palestinienne. Invoquant la guerre sainte et une lecture fondamentalistes des textes islamiques, ils accusent également le mouvement d’être trop libéral en termes de mœurs.

“CAMPAGNE DE LA VERTU”

Face à ces pressions, le Hamas a lancé pendant l’été 2009, une “campagne de la vertu” exhortant les femmes à se voiler. Mais le parti reste sensible aux exigences de l’opinion publique. Il est récemment revenu sur sa décision d’obliger les avocates à porter le voile lorsqu’elles sont au tribunal.

Barakat Al-Ghoul, qui risque de perdre son travail, craint d’être envoyé en prison s’il continue à exercer son métier. Il assure ne pas violer la tradition islamique. Les vitres de son salon sont sans tain, ce qui empêche les passants de voir à l’intérieur. “Je suis dans le salon avec les clientes, c’est vrai”, a-t-il observé. “Mais je travaille seulement avec leurs cheveux. Je ne les maquille pas. Je ne touche pas des zones sensibles”.


Un prince saoudien suspecté de meurtre à Londres

Mercredi 17 février 2010

Encore un prince saoudien esclavagiste qui aurait passé ses nerfs sur un servant et l’aurait assassiné, mais cette fois-ci ça s’est passé à Londres où le prince était sûrement pour sniffer de la coke et se taper des call-girl.
Le problème avc la police des gouvernements mécréants est qu’elle ne reconnait pas les spécificités culturelles de certains peuples et ce saoudien se retrouve injustement retenu en Angleterre pour une simple affaire de servant tué, en Arabie Saoudite le prince aurait payé 50 riyals à la famille du défunt pour régler l’affaire.
Décidément, ces Anglais sont vraiment très racistes et irrespectueux !


Un prince saoudien suspecté de meurtre à Londres

17/02/2010 - Le Figaro

Ce membre de la famille royale saoudienne est interrogé par la police britannique, après la mort «suspecte» d’un compatriote dans un hôtel de luxe londonien.

La famille royale saoudienne est au cœur de la tourmente. Un de ses princes est interrogé depuis lundi après-midi dans le cadre d’une enquête sur la mort «suspecte» d’un Saoudien de 32 ans, dans un prestigieux hôtel du centre de Londres. Le suspect, âgé d’une trentaine d’années, a été arrêté lundi dans le quartier de Westminster, quelques heures après la découverte macabre.

Lundi après-midi, le personnel du Landmark Hotel, un cinq étoiles situé dans le quartier de Marylebone, découvre le corps d’un Saoudien dans une suite située au troisième étage de l’établissement. A leur arrivée sur place, les secours constatent immédiatement le décès de la victime, qui portait plusieurs blessures à la tête.

Le troisième étage de l’hôtel bouclé

«Nous avons immédiatement prévenu la police, raconte Francis Green, le directeur général de l’hôtel, interrogé par le Daily Telegraph. Une enquête a été ouverte et nous y collaborons pleinement.» Et d’ajouter : «C’est un incident isolé et toutes nos pensées vont à la famille de la victime.» Cette dernière, qui appartiendrait également à l’entourage de la famille royal saoudienne, travaillait pour le prince saoudien suspecté, selon la police qui attend les résultats de l’autopsie. L’ambassade d’Arabie saoudite à Londres se refuse quant à elle à tout commentaire pour l’instant.

Depuis le drame, le troisième étage de l’hôtel a été totalement bouclé pour que la police scientifique puisse procéder aux photographies et aux relevés nécessaires. Le Landmark Hotel, construit en 1899, est réputé pour être le point de chute de nombreuses célébrités dans la capitale britannique.


Mahmoud Abbas l’affirme : les tunnels du Hamas sont utilisés pour faire passer du whisky, de la drogue et des Mercedes

Dimanche 7 février 2010

Mahmoud Abbas a affirmé lors d’une interview à un journal Egyptien que les palestiniens étaient correctement nourris et soignés dans la bande de Gaza et que les tunnels vers l’égypte ne servent qu’à faire entrer de la drogue, du whisky et des mercedes, ce qui justifie pleinement la construction du mur de la honte égyptien.

Source de l’article


Dans un entretien accordé à des rédacteurs en chef de quotidiens égyptiens, dont Al-Ahram (gouvernemental), le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a apporté son soutien à la construction par l’Egypte d’un mur souterrain à sa frontière avec la bande de Ghaza.

« Le mur métallique ne vise pas à affamer le peuple palestinien (…). Les tunnels existants sont utilisés pour faire passer du whisky, de la drogue et des Mercedes. Quant aux produits humanitaires, des milliers de tonnes entrent par les points de passage », a-t-il affirmé.

Autre source : http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=123268&language=ar


Les talibans seraient juifs !

Jeudi 14 janvier 2010

Ah les barbus talibans, ils vont être déçus en lisant cette news. En effet, ils seraient les descendants d’une des 10 tribus perdues d’israël, c’est ce qu’est en train de démontrer une étude récente sur le sujet. Ils vont être dégoûtés, les enturbanés !

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Tous les Juifs ne sont pas talibans, mais tous les talibans sont juifs… Sophisme ? Simple vue de l’esprit ? C’est - en raccourci - ce que tente de vérifier le gouvernement d’Israël. Le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de financer des recherches visant à établir pour de bon si oui ou non, les Pachtouns descendent bien de l’une des dix tribus perdues d’Israël. Et c’est en Inde que s’effectueront ces recherches. Pour une raison évidente : elles sont impossibles à mener en Afghanistan et au Pakistan.

On le sait depuis longtemps, les Pachtouns - ou Pathans - qui peuplent essentiellement le Sud et le Sud-est de l’Afghanistan et l’Ouest et le Nord-ouest du Pakistan seraient des descendants de l’une des tribus perdues d’Israël. Similitudes dans les rites, les vêtements, les traditions familiales, culinaires… tout porte à croire que les Pachtouns ont des ancêtres juifs. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe en Inde plusieurs communautés pachtounes. Une aubaine pour les scientifiques qui tentent d’établir la véracité de l’origine israélite des Pachtouns. Ils peuvent travailler tranquillement au nord de l’Inde, à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh.

”Malihabad, un district de Lucknow, est le seul territoire pachtoun, ou pathan, sûr et facilement accessible à tous ceux qu’intéressent la probable origine israélite des Pathans. Il n’est certainement pas possible de récolter des échantillons ADN en Afghanistan ou dans les Zones tribales de la Province du Nord-ouest frontalière de l’Afghanistan (NWFP), où vivent la plupart des Pachtouns”, note à juste titre Navras Jaat Aafreedi, professeur à l’Université de Lucknow.

Et comme le relève le chercheur indien, lui-même d’origine pachtoune, sur son blog, ce serait un réel bond en avant si l’on pouvait déterminer de manière exacte l’ascendance juive des Pachtouns.

“Ne le dites pas aux talibans, mais leurs ancêtres sont peut-être bien juifs”, ironise le Jerusalem Post. Une sombre ironie, poursuit le quotidien israélien, quand on sait la haine que vouent les talibans à Israël.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a néanmoins décidé de financer les recherches d’une généticienne indienne, Shahnaz Ali, pour tirer l’affaire au clair, rapporte le Times of India.. Elle est accueillie à l’Institut Technion de Haifa, où elle devrait mener à biens ses travaux.

Qu’espère Israël avec une telle démarche ? “Réconcilier Juifs et Musulmans” ? comme le suugère sans vraiment y croire Navras Aafreedi. Wishful thinking…


Le Hamas interdit l’organisation du concours de miss palestine

Dimanche 27 décembre 2009

Pour ceux qui avaient encore un doute sur le fait que le Hamas soit un ramassis de 5wenjeyyas frustrés, en voici encore une preuve : le mouvement des barbus palestiniens a décidé d’interdire l’organisation de l’élection de miss palestine parce qu’elle ne correspond pas aux valeurs islamistes et surtout que les miss ne sont pas voilées comme le veulent leur maitres iraniens et saoudiens.
Tfouhhhh 3al 5wenjeyya du Hamas qui ont fait plus de mal aux palestiniens qu’américains et israéliens réunis.

Source de l’article

L’élection de Miss Palestine devait avoir lieu ce samedi 26 décembre à Ramallah. Mais l’événement a été annulé. Les organisateurs ont cédé face à la «guerre médiatique déclarée entre le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et l’Autorité palestinienne, qui contrôle la Cisjordanie», rapporte le journal Al-Quds Al-Arabi, traduit par Courrier International.

Pour le Hamas, cette élection, dont la première a eu lieu en 1999, est un symbole de débauche intolérable. «En organisant de telles activités, calquées sur le mode de vie occidental, l’Autorité palestinienne est en pleine dérive. Nos valeurs islamiques sont menacées tandis que s’étendent les valeurs occidentales menant à la débauche», explique le Hamas dans le journal cité ci-dessus.

Pourtant, l’épreuve du défilé en maillots de bains ne fait pas partie des figures imposées, contrairement à l’élection de Miss France.

Conséquence : les 58 candidates au titre de Miss Palestine ont été renvoyées chez elle, note Eco89.


Aidée par l’armée américaine, l’Egypte construit un mur de séparation avec Gaza

Lundi 14 décembre 2009

Bravo l’égypte et Moubarak, ainsi ils montrent enfin leur vrai visage et arrêtent de nous bassiner avec leur fraternité arabe et tout le bla bla bla habituel.
Ayya win’hom les adversaires du mur de la honte, de l’apartheid anti-palestinien…. ?

Source de l’article

L’Egypte a entamé la construction d’un immense mur de métal le long de sa frontière avec la Bande de Gaza afin de tenter de stopper la contrebande, rapporte la BBC

Quand il sera terminé, le mur sera de 10 à 11 km de long et il s’enfoncera sur 18 mètres sous la surface du sol.
Les égyptiens sont aidés dans cette entreprise par les ingénieurs de l’armée américaine qui, selon la BBC ont également dessiné les plans du mur.
Le plan a été monté en secret, et il n’y a eut ni commentaire ni confirmation de la part du gouvernement égyptien.

La construction du mur durera 18 mois. Depuis des semaines les fermiers locaux ont noté une activité grandissante à la frontière où des arbres ont été abattus, mais très peu sont au courant du fait qu’un mur est actuellement en construction.

Impénétrable

C’est parce que la barrière, faite d’acier renforcé, a été cachée profondément en sous-sol.

Le mur a été fabriqué par les États-Unis sous forme de morceaux s’imbriquant comme un puzzle et testé pour s’assurer qu’il était à l’épreuve des bombes, ajoute la BBC. Il ne peut être coupé ou fondu, en clair il est impénétrable, précise la même source

Des sources de renseignements en Égypte mentionnent que le mur est actuellement en construction près du mur de périmètre qui existe déjà.
Ils déclarent que 4 km du mur sont déjà terminés au Nord du passage de Rafah et que le travail commence maintenant au Sud.

La terre sous l’Égypte et Gaza ressemble a un vrai gruyère, il est remplis de trous et de tunnels aux travers desquels les Palestiniens passent en contrebande chaque jours les produits qui leurs sont refusés à cause du blocus.

Mais les israéliens disent que les tunnels sont également utilisés pour passer des gens, des armes, et les éléments qui composent les roquettes qui sont tirés sur les villes du Sud d’Israël.
Il n’est pas prévu que ce mur arrête l’intégralité de la contrebande, mais il forcera les Palestiniens à creuser encore plus profond et il coupera sûrement les centaines de tunnels qui sont le plus près de la surface et qui sont utilisés pour passer la majeure partie des marchandises.


Face à l’intolérance suisse, voyons comment les saoudiens traitent leurs chrétiens avec respect ?

Dimanche 13 décembre 2009

Voici quelques témoignages de chrétiens qui ont exercé leur foi en toute liberté au pays des saouds, une vraie leçon de fraternité et de tolérance à ces fachos de suisse !


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Les saoudiens donnent des leçons de tolérance à ces fachos de suisses

Dimanche 13 décembre 2009

Voilà un exemple de ce que nos amis saoudiens font à leur amis chrétiens, en toute amitié. C’est une gifle au fachisme du référendum suisse sur les minarets.
Honte à ces pays sous-développés européens.
Vive la tolérance à la saoudienne.


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Soirée Whisky chez les Saoudiennes

Vendredi 21 août 2009

Même les Saoudiennes aiment le whisky !


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Les tunisiens se font dégager en masse du 5alij de “bénou 3orbène”

Mercredi 19 août 2009

Je me rappelle encore de vifs échanges que j’avais eus sur plusieurs forums avec des Tunisiens expatriés dans le golfe et qui d’une se la pétaient comme quoi le golfe c’est cool, il y a plein d’argent, les gens sont sympas et de deux me disaient que contrairement à moi ils bossaient dans des pays musulmans avec des frères arabes alors que moi je travaille en europe chez les kouffar, les anciens colonisateurs et qu’ils ne respectent même pas les horaires des prières…et quand j’ai osé parler des droits sociaux des employés en Europe, des droits des travailleurs, du respect de la race humaine… on m’a ri au nez !

La roue tourne comme on dit et nos expatriés chez “bénou 3orbène” ont découvert le côté pile de leurs soit disant frères : contrats de travail qui peuvent être rompus à n’importe quel moment, obligation du salarié licencié de quitter le pays avec sa famille sans délai, aucun respect des contrats établis, les salaires qui peuvent être divisés par deux sans discussion, situation de quasi esclavagisme où l’employeur garde le passeport de l’employé…absence de syndicats, d’ONG, d’organisation de défense des travailleurs…

Je suis en même temps rassuré dans mon idée sur les bénou 3orbène mais je suis triste pour tous ces gens bercés d’illusion et bernés par leurs “frères”, qui vont venir en Tunisie grossir le lot des chômeurs et surtout devoir affronter le regard des gens devant qui ils frimaient il y a quelques étés !


Tout allait pour le mieux pour les Tunisiens vivant et travaillant au Golfe jusqu’au jour où la crise financière et économique a éclaté. Au cours de ces derniers mois, des centaines de Tunisiens ont été licenciés pour prendre le chemin de retour vers la Tunisie. En l’absence de statistiques officielles, on estime à 30% les victimes des plans de licenciements des différentes entreprises siégeant dans les pays du Golfe, notamment les Emirats Arabes Unis et le Qatar.
Généralement, ce sont les travailleurs soumis à un contrat temporaire ou carrément sans contrat qui ont fait les frais des mesures imposées par la crise. Ceux qui ont émigré dans le cadre des conventions signées via l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) semblent les moins touchés. Cependant, chacun redoute l’instant de voir venir son tour d’être licencié.
Pour des économies qui croulent sous la baisse des liquidités, des revenus et des investissements, les Tunisiens commencent à s’interroger s’il s’agit bien de la fin d’un mythe.

Avant la crise économique et financière internationbale, les pays du Golfe, et en particulier les Emirats Arabes Unis, ont été de véritables chantiers de construction. Des investissements colossaux ont permis la transition d’une économie totalement dépendante de la rente du pétrole à une économie de services. En dehors du secteur énergétique, ces investissements ont touché cinq secteurs majeurs : l’immobilier, les services bancaires et financiers, le commerce et le transport aérien. A côté de ces secteurs clefs, d’autres ont vu une nette augmentation de leur contribution dans le développement économique de ces pays : la téléphonie mobile, les médias, l’hôtellerie de luxe et le tourisme.

Le marché de l’emploi dans le pays de Golfe attire les ouvriers du monde entier. Qualifiés ou non, les Tunisiens ne font pas l’exception et ont bien trouvé leur place dans l’hôtellerie, les services bancaires, le tourisme, les médias, la santé, l’éducation et l’immobilier.
Le nombre des Tunisiens dans les pays arabes est estimé à 153.256, selon les dernières statistiques du ministère des Affaires étrangères, établies sur la base des registres consulaires arrêtés à fin 2008.
La présence des immigrés Tunisiens dans les pays arabes et notamment ceux du Golfe est dominée par les coopérants techniques dont le nombre s’élève à 8.740 en 2008 sur un total de 10.803 coopérants. Il est à signaler que ces statistiques ne prennent pas en considération ceux qui ont “brûlé” leurs visas touristiques et se trouvent dans l’illégalité. D’autres ont intégré ces pays à travers de faux contrats et ont été arnaqués pour la majorité.

Les choses ont cependant empiré avec la crise économique internationale. Devant l’ampleur de la crise, les économies du Golfe ont montré les premiers signes de craquement. D’abord, plusieurs banques, des fonds souverains et de particuliers ont perdu énormément sur les marchés internationaux. Les bourses ont connu de fortes baisses. Il devenait de plus en plus difficile de lever des fonds pour ces grands projets d’investissement. Ce qui a entraîné des retards et des licenciements.

Les licenciements ont été inéluctables. Plusieurs entreprises ont déjà commencé à le faire dans de nombreux secteurs : l’industrie, la construction, les services.
Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, Mohamed Ammar, journaliste tunisien exerçant à Qatar, revient sur les prémices du phénomène : « Des milliers d’ouvriers et d’ingénieurs sont licenciés et prennent le chemin du retour vers leurs pays d’origine. Quant aux Tunisiens, soumis à un contrat temporaire ou sans contrat, ils ont payé fort les retombées de la crise. Ceux qui ont des contrats légaux ont vu leur salaire réduit de moitié ».

Bilel Essaied, cadre bancaire à Qatar également, nous confie que les Tunisiens travaillant dans le secteur des services bancaires ont subi de plein fouet la crise : «L’immobilier et la finance, étroitement liés dans ces pays, croulent sous la baisse des revenus et de l’investissement. L’octroi des crédits a été gelé. Commissionnaires pour la plupart, les cadres tunisiens qui commercialisent ce type de crédits ont été contraints de quitter leur travail ». C’est clair, il suffit qu’une banque arrête, par exemple, le crédit auto pour que tous les membres du personnel du service crédit auto soit licencié.
C’était carrément la catastrophe en février et mars derniers avec des licenciements abusifs. Des familles entières se trouvent du jour au lendemain sans ressources. Le droit syndical et les droits des travailleurs étant quasi inconnus dans ces contrées.
Il a fallu que des ONGs tirent la sonnette d’alarme et crient au scandale pour que l’on arrête l’hémorragie. Les raisons ? Les licenciements en question sont arrivés en pleine année scolaire, ce qui a entraîné l’arrêt des cours des élèves à cause de la situation dramatique dans laquelle se sont retrouvés les parents du jour au lendemain.

Outre l’immobilier, les autres secteurs ne sont pas épargnés. « Au Koweït, plusieurs entreprises de presse, privées pour la majorité, ont fait faillite. Elles ont éprouvé des difficultés à payer les primes des employés licenciés. Plusieurs journalistes tunisiens ont été remerciés sans un mot d’excuse », précise Mohamed Ammar.
Mais pourquoi la main-d’œuvre tunisienne fait-elle les frais de la crise ? M. Ammar l’explique par un manque de conscience chez les Tunisiens qui désirent travailler dans les pays de Golfe. « L’image de ces pays est associée, dans l’imaginaire de certains de nos émigrés, à un eldorado où l’on part pour faire fortune. Ces stéréotypes aveuglent les futurs émigrants. Ils ne lisent pas leurs contrats. Ils n’ont aucune idée des données macro et micro économiques, à savoir le niveau de vie, l’indice à la consommation et les prix des loyers ».
Plusieurs candidats se font arnaquer par des experts en la matière qui apparaissent et disparaissent d’un coup. Des bureaux d’immigration, prestigieusement installés dans les grandes agglomérations, ou des particuliers, vendent de “faux” contrats pour quelque 3000 DT. D’autres « brûlent » leurs visas touristiques dans l’espoir de trouver la fortune et améliorer leur situation.
Dans les pays de Golfe, l’ingénieur tunisien devient chauffeur de taxi, le financier commis de bar. Le réveil est violent. Chez les immigrés, l’eldorado promis est synonyme d’arnaques et de cauchemars.
Le premier choc est enregistré à l’arrivée lorsqu’on demande à l’émigré de donner son passeport à son employeur avant de commencer à travailler. En clair, l’émigré se retrouve en otage quelle que soit sa nationalité. La chose acceptable pour les ressortissants de certains pays (notamment asiatiques), mais ahurissante pour les nôtres.

Une fois intégré dans le marché du travail, les déceptions continuent. Avec un niveau de vie élevé et une flambée des prix du loyer, la situation des immigrés tunisiens devient de plus en plus difficile.
Les prix du loyer oscillent entre 1000 et 1200 DT, alors que le salaire ne dépasse pas 1200 DT, ce qui oblige les gens à louer à quatre et cinq un appartement. « Je connais des Tunisiens qui travaillent ici depuis cinq ans et n’arrivent pas à se payer un billet d’avion pour passer leurs vacances en Tunisie», ajoute M. Ammar.
Il indique que la plupart des immigrés finiront par découvrir qu’ils sont réduits à un esclavage déguisé.
Dans certains pays, tels le cas de l’Arabie Saoudite, ils sont victimes d’un régime sans cœur, “Al-Kafala”, une sorte de tutelle ou de parrainage. Privés de leur passeport, les travailleurs sont la propriété de leur parrain ou tuteur. Ces tuteurs réalisent des profits annuels colossaux sur le dos des quelques millions de travailleurs qui triment nuit et jour, sans durée légale de travail, sans protection sociale et sans salaire minimum.

« En ces temps de crise, le régime “Al-Kafala” pousse plusieurs Tunisiens à quitter définitivement ces pays, puisqu’ils n’arrivent pas à se desserrer de l’étau de leurs tuteurs », ajoute M. Ammar.
Il est à signaler également que les pays du Golfe en général, et l’Arabie Saoudite en particulier, sont confrontés au phénomène du chômage qui a poussé à donner la priorité à l’emploi aux nationaux ou aux nationalités réputées être les moins exigeantes en matière de droits et de prétentions salariales. Avec cette nouvelle donne, plusieurs opportunités d’emploi pour les compétences et les hauts cadres tunisiens tendent à s’amenuiser.

Mohammed Ouled Ali, cadre tunisien exerçant dans une société pétrolière à Dubaï, précise que « pour beaucoup de Tunisiens, le Golfe est l’Eldorado de ce début du siècle, mais ils se sont rendus compte qu’il s’agit d’une illusion. Le niveau de vie élevé et la flambée des prix des loyers nous empêchent, par exemple, d’économiser. Personnellement je partage un appartement, de 80 m², avec ma sœur, son époux et ses 2 enfants »
Et d’ajouter : «avec la crise, la situation s’est empirée. La baisse d’activité générale se ressent fortement sur le nombre d’offres d’emplois de cadres. Pis encore, la situation de l’emploi est extrêmement sombre. Cette crise a entraîné des licenciements en rafale et les Tunisiens ne sont pas épargnés. J’ai un ami qui a tenté de mettre fin à ses jours après avoir été renvoyé abusivement par sa banque. Et chacun de nous se demande quand viendra son tour d’être licencié ».
On nous rapporte, par ailleurs, que certaines femmes ont été carrément acculées à la prostitution pour pouvoir s’en sortir le temps de réunir une petite somme et rentrer au pays… « dignement ».

Est-ce la fin d’un mythe pour les Tunisiens? Bien que ces destinations commencent à crouler sous de la conjoncture internationale qui touche l’emploi et l’immigration, elles présentent toutefois des opportunités d’emploi dans divers secteurs.
« La valorisation de nos compétences est une priorité nationale. Il est impératif de booster l’image du capital humain tunisien à l’étranger. La Tunisie, qui a signé des conventions avec certains pays européens, devrait faire de même avec les pays de Golfe. D’un autre côté, il est primordial de sensibiliser les jeunes diplômés sur les voies officielles de l’immigration et d’organiser le métier des bureaux privés d’immigration. La diplomatie peut également jouer un rôle prépondérant pour mettre en avant l’employabilité de nos compétences. », ajoute M. Ammar.

En dépit de la crise et les dernières vagues de licenciements, les pays du Golfe sont toujours en quête de compétences tunisiennes dans des secteurs déterminés : l’enseignement par exemple.
L’espoir est toujours permis pour quelques uns, mais tout le monde sait maintenant que le rêve n’est plus vraiment autorisé. Le Golfe n’est pas cet eldorado pavé d’or, comme l’ont cru beaucoup. Ou, du moins, l’or est réservé uniquement pour quelques privilégiés.

Walid Ahmed Ferchichi


Manchou