Un Tunisien immigré au Canada et qui galère

En lisant cet article ce soir, je me suis posé la question si immigrer au Canada était une “bonne” ou “mauvaise” décision.
Je pensais moi-même le faire un jour, mais j’ai découvert au fil du temps, que le Canada et surtout le Québec n’étaient pas la “Terre Promise” si vantée dans les médias et dans l’esprit de beaucoup de Tunisiens.
Je partage donc avec vous cet article, sur un Tunisien qui a décidé d’immigrer au Québec et qui s’est mis dans la galère :

On va l’appeler Mohamed. Il a 35 ans quand il a décidé de quitter sa Tunisie natale pour aller s’installer à Montréal. Il a préparé ses papiers et il est parti en règle voilà cinq ans.

En Tunisie, il a été professeur de français dans un lycée au sud du pays, avant de se reconvertir dans le journalisme. Sa carrière s’annonça alors brillante et il arrivait à contenter ses supérieurs. Ses ambitions se situaient pourtant bien au-delà de ce qu’il percevait dans son pays. Il décida un jour d’aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs. La France, avec le racisme ambiant qu’il soupçonnait, ne le tenta guère. Il choisit le Canada, un pays dont les échos ne sont que positifs de ce côté de l’Atlantique. Il mena l’enquête et prépara un énorme dossier d’émigration. Son profil de bac+4, son expérience professionnelle et son compte en banque, plutôt garni, jouaient en sa faveur. Il réussit à obtenir facilement le visa.



Une fois atterri dans le pays de ses rêves, il découvre cet Eldorado dont on lui avait tant parlé. Froid et glacial, doublé d’un tempérament à l’américaine : chacun pour soi ! Premier choc.
Avec son press-book, il frappa à la porte des journaux locaux. Son français, considéré comme parfait en Tunisie et même en France, déplait. Le style du français québécois est différent du nôtre. “Trop parisien”, lui répète-t-on souvent. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il “survit” comme il peut, entre des petits boulots et des piges dans des journaux communautaires, le temps de déposer un dossier pour redevenir enseignant. Après une multitude de tracasseries bureaucratiques, équivalences de diplômes notamment, on lui signifie que sa maîtrise tunisienne ne lui permet pas d’enseigner le français au Québec. Motif : vous n’avez pas étudié la matière pédagogie chez vous. Retour à la case départ, notre Mohamed doit se réinscrire pour réétudier le français et la pédagogie avec. Avec son job “étudiant” à 36 ans, il continue à “survivre” tant bien que mal. Il entame les démarches en parallèle pour la naturalisation, appelée citoyenneté en québécois.

Il finit par décrocher son fameux diplôme quatre ans plus tard. Il peut enfin rejoindre une petite école. Il a le statut de stagiaire. Il lui faut remonter tous les échelons et tous les grades à partir de quarante ans. Cela ne signifie aucunement la fin de la galère, car ses collègues le critiquent souvent pour son accent venu d’ailleurs. « Du racisme ? Oui, j’en connais et souvent, mais c’est toujours caché et non dit. Tu le sens dans le regard, dans le comportement… », dit-il avec beaucoup d’amertume.

Si Mohamed réussit, grâce à une volonté de fer, à s’établir et à trouver une place, nombreux sont ceux qui n’ont pas eu sa détermination. Entre ceux qui n’ont pas de papiers, ceux obligés de travailler dans un bistrot au deuxième sous-sol avec un diplôme d’ingénieur de bac +6 et les SDF, il y a l’embarras du choix. Certes, telle situation n’est pas exclusive aux Maghrébins, mais le pourcentage est élevé.

Source : businessnews.com.tn

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3 commentaires pour “Un Tunisien immigré au Canada et qui galère”

  1. abdelmoula lobna dit :

    j ai lu cet article avec un grand interret vivre au canada est le reve des jeunes tunisiens c etais aussi mon reve le plus chère moi qui etes diplomée de l institut supérieure d Art d architecture et d urbanisme de tunis ayant le statut d enseigante
     
    en tunisie immigrante en 2001 accepter dans uprogramme d un mastère en art visuel et mediatique a montréal non achevé faute d argent je me demande est ce le gouvernement canadien est au courant de la misère qu il inflige au emmigrants diplomés la tunisie ma offert mon reve un mastère
     
    sans misère mais je suis combattante car vivre au canada reste toujoursmon reve c est absurde peut etre que c est un pays qui nous insite a donner plus a etre plus fort a évoluer
     
    travailler a etre ou ne pas etre

  2. saidi mootez dit :

    mon reve ,c’est l’immigration en canada pour travailler en auto ,je suis une tecknicien superieure en èlectromecanique ,j’aime tous les payes europiènnes et amèricaines ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,mais je ne pas d’argents,,

  3. leMarocain dit :

    Dans la vie il y’a toujours des nouvelle chose à apprendre et toujouts il ya de la changement, et dans un chaque pays il y’a un régime à respecter et je trouve que c’est normal pour intégré avec les autres cultures…

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